L'enfant intérieur

 

C'est la lecture d'un livre "RENOUEZ AVEC VOTRE ENFANT INTERIEUR" de Margaret PAUL (Ed. Le Souffle d'Or-Collection Chrysalide-1993) qui m'a amenée sur le chemin de la connaissance profonde de moi même. Je l'ai prêté à un élève venu travailler sa voix. Sa vie s'en est trouvée radicalement transformée. Il a même décidé d'en faire une synthèse pour que je puisse sensibiliser les élèves à cette technique.

 

Les personnes qui veulent aller plus loin achètent le livre. C'est cette synthèse que je vous offre ici. J'espère qu'elle vous sera aussi profitable qu'à moi.

Chapitre 2

EMPRUNTER LE CHEMIN LE MOINS PARCOURU LE PROCESSUS d’ATTACHEMENT INTERIEUR

 

- Le processus d’Attachement Intérieur

 

Se relier et s’attacher à son Enfant Intérieur, c’est apprendre à l’aimer quelque soit la situation, y compris en cas de conflit avec soi-même ou avec autrui.

 

- Comment entamer le processus d’Attachement intérieur ?

 

On lui demande ce qui ne va pas, on écoute sa réponse et, s’il est possible de faire quelque chose, on agit.

 

- L’intention, clé du choix

 

On peut choisir de se protéger ou de grandir.

Si nous sommes aimants avec nous-mêmes, nous sommes aimants avec les autres.

Si nous sommes sans amour pour nous-mêmes, nous sommes sans amour pour les autres.

 

- Fermeture (sans amour) : intention de se protéger. On nie, on minimise, on méconnaît, on abandonne son Enfant Intérieur.

Profil : Extorqueur/permissif ou sauveteur ou autoritaire.

 

- Ouverture (avec amour) : intention de grandir. On reconnaît, on se relie aux émotions de l’Enfant Intérieur, on accepte de ressentir la douleur. On réagit en Adulte Aimant.

Profil : dialogue avec l’Enfant Intérieur et avec la Force Supérieure.

 

LES CINQ ETAPES DE L’ATTACHEMENT INTERIEUR

Reconnaître le conflit intérieur : prendre conscience de son ressenti (ventre, cou, épaules, jambes – Pour cela éviter de boire de l’alcool, de travailler, de se mettre en colère).

 

Réagir en Adulte Aimant : poser des questions pour comprendre. Porter son attention vers l’intérieur. Avoir l’intention d’apprendre. Avoir la légitimité de ses sentiments et de ses comportements. Accepter de

ressentir la souffrance.

 

Dialoguer avec son Enfant Intérieur : entrer en contact avec lui. Etre attentif à son besoin(avec poupée, jouet en peluche, photo d’enfant pour le matérialiser).

 

Dialoguer avec sa Force Supérieure : s’élever vers la Source Divine. Demander de l’aide et savoir l’accueillir.

 

Agir : intervenir activement pour répondre aux besoins de l’Enfant Intérieur et de l’Adulte.

 

Chapitre 5

 

SE RETROUVER SOI-MEME : PARENTAGE, REPARENTAGE ET ATTACHEMENT

 

Dans les premiers temps de notre vie, à chaque instant, soit nous sentions l’amour de nos parents et nous nous sentions reliés à eux, soit nous nous sentions privés de leur amour et coupés d’eux.

 

Si, dans le présent, l’Enfant Intérieur se sent privé d’amour, abandonné et seul intérieurement et s’il continue à se sentir privé de l’amour de l’Adulte Intérieur, alors les croyances qu’il s’était forgé sur la base de ces premiers messages sont renforcées : il se croit mauvais, fautif, indigne, insignifiant, déficient à un titre quelconque.

 

Tout acte sans amour de la part d’un parent censé nous aimer et nous protéger est vécu comme une trahison.

 

Nos limites physiques et affectives, notre intégrité personnelle ont été violées de tant de façon que beaucoup d’entre nous ont cessé de se rendre compte qu’ils étaient violés, ce qui fait qu’à l’âge adulte, ils continuent à se laisser violer et à violer les autres.

 

C’est dans cet environnement sans amour que nous avons appris à être un Adulte sans amour pour l’Enfant en nous. Etre élevé dans l’amour, la compassion, la confiance avec des adultes qui se comportent avec amour entretient un lien fort avec le Soi Supérieur.

 

- L’importance de l’attachement

 

L’expérience la plus importante pour les parents et leur nouveau-né est celle de l’attachement. C’est une expérience spirituelle profonde qui nous relie au monde et nous protège de la solitude et de la peur d’être annihilé et de mourir.

 

Sans attachement, le bébé meurt. Les enfants ayant souffert de graves privations développent des troubles de la personnalité pour échapper à leur solitude intérieure. Ou bien, ils s’attachent à leur expérience d’Etre Spirituel et c’est ce qui les maintient en vie malgré d’intolérables sévices.

 

Etant construit sur le modèle de nos parents, notre tâche consiste maintenant à reparenter notre Enfant Intérieur et à lui donner notre amour.

 

- Devenir un Adulte/Parent Aimant pour son Enfant Intérieur :

 

- Reparentage : cela n’est possible qu’en écoutant son Enfant, en le nourrissant et en soutenant ses désirs et ses besoins. S’ouvrir et accepter de grandir à travers la souffrance et la honte accumulées, c’est se traiter avec amour, c’est avoir le courage de découvrir qui l’on est et c’est s’engager à guérir son Enfant blessé.

 

Ce processus de reparentage est le plus sûr chemin vers la liberté et la joie. La première règle est de ne pas perdre son temps en reproche. Blâmer les autres n’est jamais une façon d’être bien avec soi-même. Les reproches ne font qu’entretenir la souffrance et le sentiment d’être une victime impuissante.

 

- Quel genre de parent avons-nous été pour notre Enfant Intérieur ? Que nous souffrions encore ou non des blessures de notre enfance, nous devons tous parenter notre Enfant Intérieur en permanence. Si, comme adultes, nous nous sommes coupés de nos émotions pour éviter de souffrir, c’est en réalité parce que notre Adulte/Parent Intérieur est sans amour pour notre Enfant Intérieur.

 

Les comportements sans amour de l’Adulte/Parent sont de deux types :

- L’adulte autoritaire qui critique, juge, humilie, domine et dévalorise l’Enfant Intérieur, car :

- quand nous avons peur, nous nous traitons de lâche, de dégonflé, etc…

- quand nous échouons, nous nous acharnons sur nous même : « suis-je bête », « je gâche tout ».

- quand on nous fait des reproches ou si on veut nous prendre en charge, on se dit que nos désirs et nos besoins, ne sont pas si importants.

 

- L’adulte permissif est distrait, complaisant et négligent vis-à-vis des besoins de l’Enfant Intérieur car :

- quand on a peur, au lieu d’affronter, nous nous y complaisons : « je me sens mal », « je mérite encore un verre ».

- quand nous échouons, nous commençons par méconnaître ou ignorer notre déception avant de retomber dans la complaisance.

- On se laisse injurier les autres, les menacer ou les agresser physiquement pour obtenir la satisfaction de nos besoins.

 

- Accepter de devenir son propre Parent Intérieur

 

Pourquoi se couper de nos émotions ?

Pourquoi notre Parent Intérieur abdique ?

 

Nous avons tant de mal à nous auto-parenter car notre Adulte rechigne à faire ce travail lui-même : au fond, nous aimerions bien que quelqu’un d’autre s’en charge à notre place et fasse en sorte que nous soyons bien.

 

En effet, nous pensons que nous n’en sommes pas capable tout seul, que notre bonheur dépend nécessairement d’autrui. Nous croyons qu’il est impossible d’atteindre par soi-même le bonheur et l’estime de soi. Ainsi, nous craignons de ne pas savoir être un Adulte ou un Parent aimant pour nous même.

 

Personne ne peut faire à notre place ce que nous devons faire pour nous même, et cependant nous nous accrochons à l’idée qu’il y a quelque part quelqu’un qui peut nous donner le sentiment de notre propre valeur.

 

Or, c’est là un « travail intérieur » que nous sommes les seuls à pouvoir faire. Si nous persistons à vouloir nous faire prendre en charge, nous ne sommes pas au bout de nos peines.

 

- Le besoin de deux parents 

 

Homme ou femme, chacun d’entre nous est confronté à la nécessité de devenir à la fois un père et une mère aimant pour son Enfant Intérieur.

 

C’est d’abord à notre partie maternelle d’engager un dialogue nourricier avec l’Enfant, d’analyser ses croyances et de demander à sa Force Supérieure qu’elle est la vérité et le comportement aimant à adopter. Puis, c’est à notre partie paternelle d’agir dans l’amour au nom de l’Enfant Intérieur.

 

Si nous refusons d’assumer le rôle de père ou de mère de notre Enfant Intérieur, celui-ci va chercher quelqu’un d’autre pour remplir ce rôle. Les hommes vont chercher une femme, une maman pour le faire à leur place et seront dépendants. Les femmes vont chercher un homme, un papa pour le faire à leur place et créeront une codépendance.

 

Lorsque nous acceptons ce travail de parentage et de reparentage, nous allons vers un sentiment de réunification et de plénitude intérieure. Plutôt que de rechercher un parent substitut pour nous sentir entier, nous commençons à nouer des relations riches, fondées sur le désir de partager l’amour qui est en nous.

 

- Apprendre à aimer son Enfant Intérieur

 

 

Une fois que vous acceptez d’être votre propre Parent aimant, vous avez la responsabilité d’aimer votre Enfant Intérieur, même si vous pensez que cet Enfant ne mérite pas encore votre amour. Ce n’est pas aussi simpliste qu’il y paraît à première vue.

 

Au début, imaginez que vous venez d’adopter un petit garçon – ou une petite fille - d’environ quatre ans. Comme Parent aimant, créez un lieu ou un environnement aimant pour cet enfant : un espace sans critique, sans menace d’abandon, sans humiliation, avec uniquement les mots aimants que vous, Parent aimant choisiriez de dire à un enfant adopté. La tâche de l’Adulte aimant est d’honorer l’enfant naturel, de reconnaître sa valeur et de l’accepter tel qu’il est, tout en l’aidant à panser ses blessures.

 

 

- Découvrir sa propre valeur

 

Apprendre à s’aimer et à s’apprécier passe par la découverte de ce que l’on a d’unique et de qui l’on est véritablement. Nous devons apprendre à nous apprécier non seulement pour nos talents et notre personnalité, mais aussi pour notre MOI essentiel.

 

Je crois que nous sommes Amour, que nous sommes la manifestation de Dieu ou de l’Amour Universel – quelque soit le nom qu’on lui donne – et que c’est là que réside fondamentalement notre valeur.

 

C’est à l’Adulte en nous de tenir le miroir pour que notre Enfant Intérieur commence à voir qui il est et apprenne à apprécier son Etre Profond. Il ne nous montre pas que nos défauts, imperfections et limites, mais aussi nos qualités : douceur, gentillesse, tendresse, tous nos talents et toutes nos personnalités. Tout comme des parents réels, notre Adulte peut nous accepter et nous aimer tel que nous sommes.

 

- Savoir apprécier sa forme d’intelligence

 

Notre culture valorise les résultats obtenus à l’école. Ainsi, les gens à cerveau gauche prédominant (matheux, scientifiques, esprits logiques) se sentent généralement bien dans le monde (quoique pas forcément bien dans leur

peau).

Quant aux gens à cerveau droit prédominant, plus créatifs et plus intuitifs, ils ont une piètre opinion d’eux-mêmes parce que leur amour-propre a été blessé à l’école ou par leurs parents. Le rôle de l’Adulte est de faire valoir à l’Enfant Intérieur que sa forme d’intelligence est aussi valable qu’une autre.

 

- Agir au nom de son Enfant Intérieur pour construire le sentiment de sa valeur

 

Agir en tenant compte du ressenti de l’Enfant est le seul moyen de lui prouver que ses sentiments sont importants.

Agir est la seule façon de construire l’estime de soi. On peut s’aider en visualisant l’Enfant en chair et en os, et en agissant pour son compte.

 

- Assumer la responsabilité des sentiments de son Enfant Intérieur

 

Deux choses importantes :

- lorsque l’Adulte prend la parole au nom de l’Enfant Intérieur, celui-ci se sent aimé et sécurisé.

- L’acte engagé pour satisfaire les besoins de l’Enfant pose les limites de la personne.

 

- « Rentrer chez soi » : l’Etat Connecté ou l’Attachement Intérieur

 

Lorsque nous sommes « attaché intérieurement », nous avons simultanément conscience du ressenti profond de notre Enfant Intérieur et des pensées rationnelles de notre Adulte, de notre monde intérieur et de notre environnement extérieur.

 

C’est l’expérience intérieure, et non les circonstances extérieures, qui détermine si l’Adulte et l’Enfant sont reliés ou non. Cela signifie que notre Adulte est présent et conscient de la façon dont l’Enfant vit intérieurement les circonstances extérieures et de sa notion du degré d’ouverture ou de défense de l’Adulte.

 

- Rester relié à soi-même.

 

D’abord, se mettre à l’écoute de ses sensations physiques et apprendre à reconnaître les signes de malaise en soi (éviter d’aller grignoter, de boire, de lire le journal, de se mettre en colère, de regarder la TV). Puis, s’interroger sur l’origine de cela, demander à l’Enfant Intérieur son besoin et, enfin, agir dans l’amour.

 

- Pour rester connecté intérieurement en situation de conflit, nous devons accepter de ressentir la souffrance de notre Enfant.

- Pour rester connecté intérieurement en situation de conflit, nous devons rester dans l’intention d’apprendre.

 

- Comment l’Adulte génère la souffrance ?

 

Toute souffrance affective provient de ce que pense ou fait notre Adulte (par exemple, on se fait peur avec des pensées : « si j’échoue ? », ou on s’est comporté en sauveteur, ou on a cherché à se faire prendre en charge et on a abouti à une situation inconfortable).

 

Quoiqu’ils fassent, les autres ne sont jamais la cause de notre mal-être. Dès lors que nous les croyons responsables, nous nous mettons en position de victime passive. Nous cherchons alors à contrôler les autres par l’extorsion ou la manipulation, pour qu’ils règlent nos problèmes à notre place.

 

- Se protéger et refuser de ressentir la souffrance, c’est agir sans amour.

- S’ouvrir et accepter de grandir à travers la souffrance, c’est agir avec amour.

- Lorsque l’Adulte se coupe du ressenti de l’Enfant Intérieur, il ne résout rien et ne se libère pas de la souffrance pour autant.

- Lorsque nos processus rationnels ignorent l’existence de notre souffrance, nous n’en continuons pas moins de la ressentir, autant et même plus douloureusement.

- L’Adulte Intérieur ne cherche nullement à nous causer de la souffrance : il doit s’ouvrir à ce que vit et ressent l’Enfant Intérieur face aux évènements de la vie.

 

- Relations entre notre Adulte, notre Enfant Intérieur et les autres.

 

Lorsque nous sommes sans amour envers les autres (ex. : se laisser aller à la violence, jouer les sauveteurs, se refermer, …) nous ne cherchons pas à les faire souffrir mais à faire en sorte qu’ils apaisent notre souffrance à nous.

 

Or, justement, par ce type de comportement, nous sabotons toutes nos chances d’apaiser notre souffrance.

 

- La dernière ligne droite : savoir rester en lien intérieur en situation de conflit.

 

Le but de la thérapie de l’Attachement Intérieur est de vivre la plus grande partie de notre vie dans l’état de connexion ou d’Attachement Intérieur, c’est-à-dire en contact avec notre Moi Supérieur.

 

Lorsque tout va bien pour nous, cela semble chose assez facile. Mais, en cas de conflit avec notre partenaire, nos amis, nos enfants, nos employeurs, etc… chose qui, arrive inévitablement, il devient beaucoup plus difficile de rester relié à notre souffrance et ouvert.

 

FIN de la 1ère partie.

 

2ème partie :  DEVENEZ UN ADULTE AIMANT POUR VOTRE ENFANT INTERIEUR.

 

Dans cette deuxième partie, l’auteur expose, à partir d’exemples et d’analyses de situation, les différents types de relations avec les autres. Voici une synthèse des autres chapitres :

 

Chapitre 6

 

UN GRAND DEFI : aimer son Enfant Intérieur dans la relation de COUPLE

 

Il est égoïste de trouver normal que les autres renoncent à leurs désirs en notre faveur et de ne pas prendre nos responsabilités : « Je ne pense pas qu’il soit possible de trop se soucier de notre propre bien-être. Si, sous prétexte de prendre soin de moi, non seulement je ne soutiens pas l’autre dans ses désirs mais je l’accuse d’être égoïste parce qu’il ne fait pas ce que je veux, alors c’est moi qui suis égoïste ».

 

Chapitre 7

 

LE BON DEPART : aimer son Enfant Intérieur dans les relations amoureuses

 

Les amants qui ne se sentent pas engagés dans une relation stable souffrent fréquemment d’un sentiment d’insécurité qui les pousse dans leur narcissisme ou leur comportement de sauveteur.

 

Chapitre 8

 

QUELLE RESPONSABILITE ? Aimer son Enfant Intérieur dans les relations avec ses parents

 

Je ne crois pas que nous ayons le « devoir » de nous occuper de nos parents, pas plus que nos enfants n’ont de « devoir » de s’occuper de nous. Cela doit venir du cœur, sinon sans culpabilité.

 

Chapitre 9

 

ETRE UN MODELE POUR LES GENERATIONS FUTURES : aimer son Enfant Intérieur dans les relations avec ses enfants

 

Chapitre 10

 

Aimer son Enfant Intérieur dans les relations avec ses amis

 

Chapitre 11

 

LES RAPPORTS DE FORCE : aimer son Enfant Intérieur dans les relations de travail

 

Chapitre 12

 

TROUVER SA PUISSANCE : aimer son Enfant Intérieur seul avec soi-même.

 

 

Voilà terminée la synthèse du livre "RENOUEZ AVEC VOTRE ENFANT INTERIEUR" de Margaret PAUL -

Editions Le Souffle d'Or. Si vous souhaitez aller plus loin, procurez-vous cet ouvrage remarquable.

Bonne lecture et bon travail !

 

 

 

​​Chapitre 1 

RETROUVER SA VITALITE PERDUE - COMPRENDRE CE QU'EST L'ATTACHEMENT INTERIEUR

 

But : se donner à soi-même, à chaque instant, ce que l'on n'a jamais eu, ou ce que l'on n'a jamais appris lorsqu'on était enfant. Vous êtes parvenu à obtenir tout ce que vous désiriez, tout ce qui à vos yeux était indispensable à votre bonheur et, cependant, vous continuez à être rongé par le sentiment qu'il vous manque quelque chose.

 

- QU'EST-CE QUE L'ATTACHEMENT INTERIEUR ?

 

On créé un lien entre les pensées rationnelles de l'Adulte et les sentiments profonds de son Enfant Intérieur, ce que l'on ressent dans ses tripes, de façon à ne plus vivre de conflits intérieurs. On peut choisir de s'ouvrir ou de se fermer, les conséquences sont incontournables :

- FERMETURE : on se déconnecte de son ressenti, on ne fait rien pour satisfaire un besoin intérieur.

- OUVERTURE : on se connecte avec son ressenti, on intervient activement pour satisfaire son besoin intérieur.

 

- QUI EST NOTRE ENFANT INTERIEUR ?

 

Il représente la partie de nous qui est sensible, vulnérable, régie par l'émotion. Ce sont nos tripes. Il correspond à notre cerveau droit. Il est, il sent et il vit dans la créativité.

 

- QUI EST NOTRE ADULTE INTERIEUR ?

 

C'est la partie qui pense logiquement et accumule le savoir et l'expérience au fil des années : ce sont les pensées.

 

- QU'ENTEND-ON PAR COMPORTEMENT AIMANT ?

 

C'est celui qui nourrit et soutient notre croissance émotionnelle et spirituelle et celle des autres. Le processus de comportement aimant n'a pas de fin : il se poursuit toute la vie !

 

CONCLUSION : il faut bien que nous commençions un jour à briser le cycle de la codépendance qui fait tant de dégâts dans nos vies à tous. L'Attachement Intérieur est une bonne façon de commencer.

 

 

         

 

Chapitre 3

L’ATTACHEMENT INTERIEUR : LES CINQ ETAPES, PAS A PAS

 

1ère étape :

            RECONNAITRE LE CONFLIT INTERIEUR :

prendre conscience de ses émotions. La plupart d’entre nous avons appris à étouffer ce que nous ressentons en devenant dépendant de substances ou d’activités. Reconnaître que vous avez un Enfant en vous et qu’il parle par l’intermédiaire de votre corps.

 

2ème étape :

            REAGIR EN ADULTE AIMANT :

rentrer en nous une intention positive de croissance. L’intention d’apprendre : on ne retrouve la vérité que si on l’a cherche.

Deux conditions :

- La légitimité de nos sentiments et de nos comportements : on laisse de côté tout jugement, toute notion de bien ou de mal, car cela bloque le processus de prise de conscience. Partir du principe que tous nos sentiments et tous nos comportements ont toujours de bonne raison d’être.

 

- Accepter de ressentir la souffrance et de l’utiliser pour grandir : c’est une des clés de la guérison. On va « décontaminer » ses croyances négatives. On accède au souvenir, au chagrin et enfin à la guérison.

 

3ème étape

            DIALOGUER AVEC SON ENFANT INTERIEUR :

poser une question directement à notre Enfant Intérieur, soit à voix haute, soit par écrit, auquel cas on écrit la réponse de la main gauche si on est droitier.

 

On peut s’aider d’une poupée, d’un jouet en peluche ou d’une photo de soi enfant. Si l’Enfant Intérieur garde le silence, c’est que l’Adulte est dans l’intention de se protéger et non dans celle de grandir, ou bien que l’Enfant

ne croit pas à l’intention de l’Adulte.

 

- Entamer le dialogue avec son Enfant Intérieur 

 La première question enclenche les autres. Trois types de situation :

 

- Le dialogue intérieur dans le quotidien : Que te manque-t-il ? Que veux-tu ?  Es-tu content ?

- Le dialogue intérieur en cas de conflit ou de situation difficile : que ressens-tu ? Es-tu en colère ?

De quoi as-tu besoin ?

- Le dialogue intérieur pour retrouver des souvenirs ou des croyances : est-ce que … ? As-tu besoin… ?

D’où me viennent ces croyances ?

- Se débarrasser de ses croyances négatives le but étant de décontaminer les croyances qui nous bloquent.

 

LES SIX CROYANCES LIMITANTES LES PLUS REPANDUES

Elles pèsent sur nos vies et nous rendent malheureux.

 

Je ne suis pas quelqu’un de bien : je suis insignifiant, indigne d’intérêt, je ne vaux pas la peine qu’on m’aime.

- Je ne peux rien changer à ce que j’éprouve : je suis une victime, les autres sont responsables de mon bonheur/malheur.

- Les problèmes des autres sont plus graves que les miens et c’est moi qui en suis responsable :

pour mériter l’amour des autres, je dois me sacrifier. Je mérite de me sentir coupable.

- J’ai du pouvoir sur ce que les autres pensent de moi, ressentent de moi et sur leur conduite à mon égard :

je peux faire qu’ils m’aiment, contrôler comment ils se comportent par colères/blâmes.

- Je dois résister au contrôle des autres pour rester entier :

je fais le contraire pour ne pas être dévoré.

- Je suis incapable de supporter la souffrance, l’inconfort, la peur,la douleur, le chagrin, les coupures d’avec les autres, l’ennui, la déception, la honte ou la solitude : colères, manipulation ou retrait par des activités comme le sexe, le travail, la dépendance à l’alcool, à la drogue ou à la nourriture.

 

Problèmes de dépendances et relations codépendantes résultent en particulier de ces six croyances de base.

 

La notion de choix : il est capital de comprendre où commence et où s’arrête notre choix.

- Nous avons toujours le choix de nos propres croyances, de nos intentions, de nos actes et

de nos réactions.

- Nous n’avons pas le choix des croyances, des intentions, des actes et des réactions des autres.

 

La dimension spirituelle : se relier à sa Force Supérieure

la guérison ne peut se produire véritablement que lorsque nous apprenons à connaître et à faire confiance

à notre Moi Supérieur, notre vrai moi, ce que nous sommes fondamentalement. C’est seulement alors que

nous saurons que nous pouvons aimer et être aimé. Notre Moi Supérieur est notre source intérieure

d’amour.

 

Quand notre Adulte choisit de se protéger en se déconnectant de l’Enfant Intérieur, nous sommes réduits à

notre faux ,moi, notre égo, qui est fait d’un Adulte sans amour et d’un Enfant abandonné. Ce faux moi est

basé sur les croyances de l’individu et l’insécurité qu’elles engendrent, tandis que le Moi Supérieur est l’énergie

de la vérité et de l’amour. Nous sommes en bonne santé dans la mesure où nous fonctionnons à partir du Moi

Supérieur et nous sommes malades dans la mesure où nous fonctionnons à partir des croyances de l’égo.

 

On se coupe de notre Moi Supérieur quand nous faisons l’expérience de l’humiliation, de l’abandon,

de la violence physique ou sexuelle d’où nous concluons que nous ne sommes pas dignes d’amour,

que nous sommes mauvais, que nous ne comptons pas, que nous ne sommes pas conformes…

 

Cela donne naissance à l’égo et nous coupe de notre Moi véritable et de notre Force Supérieure.

 

Cette double coupure, intérieure et extérieure, engendre un vide existentiel que l’égo tente de combler par ses dépendances. On se forge un Moi acceptable pour les autres : c’est notre égo.

 

Quand nous sommes « déconnectés », nous sommes dans notre égo. L’égo est l’état dans lequel nous sommes refermés sur notre peur. Cette déconection créé le vide et donc les dépendances. C’est donc notre égo qui nous coupe des autres et nous rend si seul au monde.

 

4ème étape

 

DIALOGUER AVEC SA FORCE SUPERIEURE : pour déterminer comment agir dans l’amour. Quelle est la vérité ? Que puis-je faire ? De quoi mon Enfant a-t’il besoin ? Je demande de l’aide. Ecouter la voix fine de sa Force Supérieure plutôt que la voix forte de son égo/déconnexion.

 

5ème étape

 

AGIR :

 

- la réponse est en vous. Personne ne peut faire à notre place ce que nous devons faire pour nous. Si l’on passe son temps à chercher et à attendre le partenaire idéal pour combler le vide de son existence, soulager sa souffrance et briser sa solitude, on risque de chercher toute sa vie, en ayant l’impression permanente de passer à côté du sens de la vie, ce qui sera le cas.

 

- Apprécier les conséquences de ses actes : comment sait-on que l’on agit véritablement dans l’amour ? Lorsqu’on se traite avec amour, la honte diminue et l’estime de soi augmente.

 

- A quoi la Joie ressemble-t’elle ? « Tout est à sa place », « un sentiment d’unité », liberté. Un signe certain de joie est la capacité de rire spontanément (impossible si stressé ou tendu). « Le rire est le son de la liberté », c’est aussi celui de la joie.

 

 

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Chapitre 4

QUI PLEURE DANS LE NOIR ? L’ENFANT ABANDONNé ET LES MECANISMES DE DEFENSE

 

Quand tout va bien, que nous sommes heureux, notre cœur est en paix, on est ouvert, on accepte de grandir. A la première blessure, au premier malaise, on se retranche derrière nos défenses, car on se croit incapable de gérer nos souffrances. On se défend en méconnaissant, en niant, en minimisant ce que nous ressentons : on abandonne l’Enfant Intérieur.

 

- Qui pleure dans le noir ? Pour la plupart d’entre nous, ce qui personnifie le mieux le sentiment de solitude et d’abandon, est l’image d’un enfant qui pleure dans l’obscurité de la nuit, à qui personne ne répond et qui n’a personne pour le consoler.

 

- L’intention de se protéger : si l’Adulte choisit l’intention de se protéger, il est fermé et coupé de l’Enfant. N’ayant plus accès à l’Adulte, l’Enfant – dont le siège est le plexus solaire – se sent alors intérieurement abandonné et privé d’amour (idem si nos parents ferment leur cœur).

 

- L’éventail des défenses : si l’Enfant Intérieur est abandonné, il se sent seul. Pour échapper à sa souffrance et combler son vide, voici les quatre moyens qu’il utilise le plus souvent :

 

- Les dépendances : l’Enfant Intérieur blessé s’accroche à des substances (nourriture, sucre, cigarette, caféine, drogue, alcool), à des processus, des objets ou des activités (TV, travail, lecture,

sport, exercice, jeu, magasin, argent consommation, sommeil, vol à la tire, rumination, inquiétude, tristesse, bavardage, méditation, téléphone, drame, danger, prestige, religion), ou encore aux gens (relations, sexe, sentimentalité, amour, approbation). L’Enfant Intérieur devient dépendant de l’amour et de l’acceptation des autres pour sentir qu’il est quelqu’un d’important.

 

- Les moyens de contrôler les autres : en jouant sur leur culpabilité ou leur insécurité (reproches, scènes, accusations, menaces, mensonges, violences, exaspération, bouderie), ou réprobation, humiliation, critiques, sarcasmes, interrogatoires, remontrances, sermons, explication, indignation, confidences, mines, larmes…

 

Pour que les autres se sentent mal, perdent toute confiance en eux et prennent peur : on impose sa volonté (usage du ton de la voix, de l’expression du visage).

 

- La manipulation : c’est chercher à se faire aimer, apprécier ou approuver en adoptant un comportement faussement docile, prévenant, gentil, séducteur (feindre d’être d’accord, offrir des cadeaux, céder à des désirs contre son gré, faire l’amour sans envie, rester avec quelqu’un quand on préfère être ailleurs, payer ce pour quoi on ne veut pas payer, acheter ce qu’on ne veut pas acheter, avoir un enfant sans le désirer. Manipuler, c’est donner dans le but de gagner l’amour et l’approbation des autres ou d’échapper à leur désapprobation et à leur rejet. On prend ou on évite : on ne donne pas. Pour le détecter, il faut sentir son énergie.

 

- Les moyens de résister : comme on est livré à l’emprise des autres, on adopte parfois une attitude rebelle en croyant que cela va nous protéger du pouvoir des autres : déni, défensive, rébellion, irresponsabilité, indifférence, retrait, rigidité, étourderie, incompétence. Cela créé des problèmes très insidieux dans les relations de couple.

 

Conséquence : si on est coupé de son Enfant Intérieur et que l’on fonctionne à partir de l’Adulte : on prend tout en charge, on se coupe de sa joie de vivre et de sa vitalité. Si on fonctionne à partir de l’Enfant, on est très créatif, charismatique, mais on a du mal à donner corps à nos idées.

 

- La codépendance : si deux personnes déconnectées et dépendantes se rencontrent, elles forment une relation codépendante. Il y a codépendance chaque fois que l’Adulte renonce à sa responsabilité vis-à-vis de son Enfant Intérieur.

 

Deux catégories :

- Le comportement narcissique ou « extorqueur » : « les autres sont responsables de ce que je ressens » = permissif/dominateur.

- Le comportement emphatique ou « sauveteur » : « je suis responsable de ce que les autres ressentent » = autoritaire/manipulateur.

 

- Les défenses : un cercle vicieux

 

- Déconnection de l’individu : anxiété, dépression, culpabilité, isolement, troubles somatiques

- Au niveau du couple : disputes, ennui, absence de communication, de passion, de sexe et d’amour d’où rapport de force sur argent, enfants, temps, ménage, sexe (contrôler ou résister).

 

 

 

 

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