Trouver sa voix/voie

Dans cette page, je vais partager tous les livres et textes divers qui m'ont apporté des connaissances pour mieux comprendre ma vie et le monde dans lequel je vis.

 

« LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES » de Don Miguel RUIZ  (Ed. Jouvence)

« LE CINQUIEME ACCORD TOLTEQUE » de Don Miguel RUIZ et Don José RUIZ (Guy Trédaniel Editeur)

«VOYAGE AU-DELA DE MON CERVEAU » du Docteur Jill BOLTE TAYLOR – Editions J.C.LATTES

« LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES » de Don Miguel RUIZ  (Ed. Jouvence)

 

Ce best-seller mondial révèle comment le processus éducatif, notre « domestication » nous fait oublier la sagesse inhérente avec laquelle nous venons au monde. Tout au long de notre vie, nous concluons en effet des accords qui vont à l’encontre de ce que nous sommes et nous nous créons ainsi des souffrances inutiles. LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES servent à briser ces accords qui nous limitent, pour les remplacer par d’autres qui nous procurent la liberté, le bonheur et l’amour.

 

Voici ces quatre accords :

 

- QUE VOTRE PAROLE SOIT IMPECCABLE

Parler avec intégrité. Ne dites que ce que vous pensez vraiment. Evitez d’utiliser la parole pour vous exprimer contre vous-même ou pour médire d’autrui. Utiliser la puissance de la parole dans le sens de la vérité et de l’Amour.

 

- QUOIQU’IL ARRIVE, N’EN FAITES PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE

Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur propre rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre les opinions et les actes d’autrui, vous n’êtes plus la victime de souffrances inutiles.

 

- NE FAITES PAS DE SUPPOSITIONS

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer ce que vous voulez vraiment. Communiquer aussi clairement que possible avec les autres, afin d’éviter les malentendus, la tristesse et les drames. Avec ce seul accord, vous pouvez complètement transformer votre vie.

 

- FAITES TOUJOURS DE VOTRE MIEUX

Votre mieux change à chaque instant ; il n’est pas le même selon que vous êtes en bonne santé ou malade. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez ainsi de vous juger ultérieurement, de vous maltraiter et d’avoir des regrets.

« LE CINQUIEME ACCORD TOLTEQUE » de Don Miguel RUIZ et Don José RUIZ.

 

Ce livre a été écrit par Don Miguel RUIZ en collaboration avec son  fils Don José RUIZ. Il nous donne accès à un niveau de conscience de la puissance du Soi encore plus puissant qu’avant. Les RUIZ père et fils nous remettent en mémoire le plus grand cadeau qui nous puissions nous faire : la liberté d’être qui nous sommes vraiment.

 

- SOYEZ SCEPTIQUE, MAIS APPRENEZ A ECOUTER

Ne vous croyez pas vous-même, ni personne d'autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est-ce VRAIMENT la vérité ?  Ecoutez l'intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message.

« VOYAGE AU-DELA DE MON CERVEAU » du Docteur Jill BOLTE TAYLOR – Editions J.C.LATTES

Une spécialiste du cerveau victime d’un accident cérébral témoigne :

« Le jour où Jill Bolte Taylor, chercheuse en neurosciences à Harvard, est victime à trente-sept ans d’un Accident Vasculaire Cérébral (A.V.C.), sa vie bascule : elle assiste à la dégradation de ses facultés au point qu’en l’espace de quelques heures elle ne peut plus marcher, parler, lire, écrire ni même se rappeler à quoi sa vie ressemblait jusque là.

Il y a quelque chose de Christophe Colomb chez cette femme qui a découvert et exploré les territoires les plus reculés de son cerveau. A travers son récit, elle nous confie avec autant de précision que d’humanité ses observations, ses émotions et ses techniques pour se réapproprier le monde durant les huit années qu’il lui a fallu pour retrouver toutes ses facultés.

Expérience scientifique unique, cette fascinante exploration des rouages du cerveau se double d’un guide précieux à l’usage des victimes d’un accident cérébral, mais aussi d’un témoignage profondément émouvant sur la paix intérieure à laquelle chacun de nous peut accéder. »

Le Dr Jill BOLTE TAYLOR, née en 1957, est neuroanatomiste affiliée à l’Université de l’Indiana et porte-parole de la Banque des Cerveaux de Harvard. Le magazine TIME l’a élue au nombre des cent personnes qui ont apporté le plus au monde en 2008.

Voici une liste de signes avant-coureurs d’un A.V.C. (Accident Vasculaire Cérébral) :

  • ANESTHESIE : perte de sensibilité d’une partie du corps

  • VIOLENTS MAUX DE TETE

  • CONFUSION MENTALE : troubles de mémoire

  • APHASIE : troubles du langage, difficulté à s’exprimer

  • VISION : troubles de la vue

  • TROUBLES DE L’EQUILIBRE

Si vous manifestez plusieurs de ces symptômes, composez le 15 de toute urgence.

Ce livre m’a appris comment fonctionnent nos deux cerveaux.

Voici  la copie du paragraphe n°16 du livre du Dr BOLTE TAYLOR :

"CERVEAU DROIT et CERVEAU GAUCHE"

« Les deux moitiés de notre cerveau se complètent l’une l’autre en nous fournissant une perception continue du monde. Si  les neurones qui me permettent  de reconnaître les visages jouent correctement leur rôle, je vous identifierai sans peine en vous apercevant. Dans le cas contraire, je m’appuierai sur d’autres informations telles que votre voix, votre maintien ou votre  démarche. Si les cellules de mes centres du langage assument leur fonction, je comprendrai ce que vous me dites. Si les neurones qui me rappellent sans cesse qui je suis et où je vis se détériorent, mon sentiment d’identité ne s’en relèvera jamais à moins que d’autres cellules de mon cerveau ne prennent la relève en se chargeant à leur tour de la même tâche. A l’instar d’un ordinateur, je ne parviendrai pas à exécuter telle fonction donnée en l’absence d’un « logiciel » adéquat.

Lorsque nous tentons de nous former une idée des caractéristiques de nos hémisphères cérébraux (et de leur manière spécifique de traiter les données en provenance de nos sens), il nous apparaît évident  que chacun d’eux privilégiera son propre système de valeurs correspondant à des personnalités distinctes. Certains d’entre nous ont encouragé le développement des deux moitiés de leur cerveau : ils optimisent les compétences propres à chacune de sorte qu’elles se contrebalancent au quotidien. D’autres s’en tiennent au contraire à un fonctionnement unilatéral ; ils suivent un mode de pensée rigide et critique (en n’ayant recours qu’à leur cerveau gauche) ou, à l’inverse, se coupent du réel en passant leur temps « la tête dans les nuages » (à l’intérieur de leur cerveau droit).

Un équilibre harmonieux entre les tendances associées à chacun de nos hémisphères devrait nous assurer assez de flexibilité sur le plan cognitif pour nous adapter au changement (grâce à notre cerveau droit) sans dévier pour autant du chemin que nous nous sommes tracés (à l’aide de notre cerveau gauche). Apprécier à sa juste valeur et utiliser au mieux nos aptitudes cognitives nous amène à prendre conscience des chefs-d’œuvre de la vie que nous sommes tous ! Imaginez le monde que nous pourrions créer pour peu que chacun d’entre nous décide de laisser libre cours à sa compassion !

Hélas ! la compassion n’a pas souvent voix au chapitre dans nos sociétés. Beaucoup d’entre nous passent un temps fou (et gaspillent énormément d’énergie) à dévaloriser ou critiquer les autres (ou, pire encore, eux-mêmes !). Quand nous nous accablons de reproches, nous devrions nous demander qui, au fond de nous, nous houspille et sur qui pleuvent nos récriminations. Avez-vous déjà remarqué la fâcheuse tendance des pensées négatives à redoubler notre hostilité envers nous-mêmes ou notre anxiété ? Et l’influence pernicieuse de notre monologue intérieur sur nos relations avec nos proches et les réactions que nous suscitons en eux ?

En tant que créatures biologiques, nous disposons d’une emprise extraordinaire sur nous-mêmes. Nos neurones communiquent entre eux en fonction de circuits établis, ce qui rend au final leur activation assez prévisible. Plus nous nous concentrons sur un réseau de cellules en particulier, c’est-à-dire plus nous passons de temps à entretenir telle ou telle pensée, plus notre influx nerveux aura tendance à suivre le même parcours à l’avenir.

En un sens, nos esprits ressemblent à des programmes de recherche sophistiqués qui se concentrent presque exclusivement sur l’objet de leur quête. Si je prends plaisir à voir du rouge autour de moi, je ne tarderai pas à en repérer un peu partout. Peut-être pas tant que ça au départ mais, plus je me focaliserai sur mon envie de rouge, plus j’en distinguerai dans mon environnement.

Chacun de mes deux hémisphères voit les choses sous un angle différent, éveille en moi des émotions particulières et m’incite à me comporter de telle ou telle manière. Mes amis devinent rien qu’à mon maintien ou au pli qui barre mon front quelle moitié de mon cerveau vient de prendre le pas sur l’autre. Mon hémisphère droit ne se soucie que de l’"ici et maintenant". Il batifole avec un enthousiasme débridé sans s’inquiéter de quoi que ce soit. Il sourit sans cesse et se montre très amical. Mon hémisphère gauche s’attache quant à lui aux détails en organisant mon quotidien en fonction d’un emploi du temps strict. C’est mon côté le plus sérieux. C’est à cause de lui que je serre les mâchoires et que je tiens compte de mes expériences passées quand je dois prendre une décision. C’est lui aussi qui me pose des limites et juge de ce qui est bon ou pas, juste ou non. Et, j’oubliais, c’est lui aussi qui creuse ce fameux pli en travers de mon front.

Mon cerveau droit se concentre sur la plénitude de l’instant présent. Il jouit de ce qui fait la richesse de ma vie au quotidien. Eternellement satisfait, il ne renonce jamais à son optimisme. Il ne juge pas en termes de bien ni de mal ; tout existe de son point de vue dans un continuum; tout est relatif. Il prend les choses comme elles viennent et s’adaptent aux situations telles qu’elles se présentent. Il fait plus frais aujourd’hui qu’hier. Peu importe ! Il risque de pleuvoir ce matin. Quelle importance ? Il remarquera que telle personne est plus grande ou plus riche que telle autre sans en inférer un jugement de valeur pour autant. Mon hémisphère droit nous considère tous comme membres à part égale de la grande famille humaine. Mon cerveau droit ne perçoit pas les différences de type ethnique ou de religion, ou du moins il ne s’y arrête pas.

Mon hémorragie a été une bénédiction pour moi dans la mesure où elle m’a permis de « donner un coup de jeune » aux réseaux de neurones à l’origine de ma joie de vivre. Mon A.V.C m’a rendu libre d’explorer le monde qui m’entoure avec une curiosité enfantine. En l’absence de tout danger manifeste, je me sens en sécurité dans mon environnement et je sillonne la terre entière comme si je me promenais dans mon jardin. C’est mon hémisphère droit qui me souffle que nous formons ensemble la trame du canevas universel des potentialités de l’humanité, que la vie est belle et que tous les êtres qui peuplent notre planète sont merveilleux tels qu’ils sont.

Mon cerveau droit a un tempérament aventureux, sociable et généreux. Il se montre réceptif à la communication non verbale et aux émotions de mes proches. Il déborde d’empathie. Il se met au diapason de mon entourage et me donne le sentiment de fusionner avec l’univers entier. C’est dans mon hémisphère droit que résident mes tendances mystiques, ma sagesse, mes facultés d’observation, d’intuition, de clairvoyance. Mon cerveau droit en perpétuel éveil se laisse happer par l’écoulement du temps.

Mon hémisphère droit a pour tâche de renouveler mon point de vue sur les choses : il me permet de mettre à jour les « dossiers » de mon cerveau en rectifiant les informations dépassées. Petite fille, je ne prétendais pas avaler la moindre bouchée de potiron. Depuis, mon hémisphère droit m’a convaincue d’accorder  une nouvelle chance au potiron et, aujourd’hui, j’en raffole. La plupart d’entre nous jugent en se plaçant du point de vue de leur hémisphère gauche sans nécessairement consentir à réviser leur opinion en « virant à droite » (c’est-à-dire en laissant parler leur hémisphère droit). Une fois qu’ils ont pris une décision, beaucoup d’entre nous s’y tiennent pour le restant de leurs jours. La plupart des hémisphères gauches dominants ne tiennent pas à partager l’espace limité qu’ils occupent à l’intérieur  de notre crâne avec leur homologue droit beaucoup plus ouvert !

Mon cerveau droit se sent prêt à considérer n’importe quelle éventualité. Il ne permet pas aux conventions  assimilées par mon hémisphère gauche de brider le flux de ma pensée. Mon cerveau droit ne répugne jamais à la nouveauté. Il témoigne d’une créativité admirable. Il sait que le chaos constitue la première étape nécessaire de tout processus d’invention. Il apprécie la capacité de mon organisme à se mouvoir avec fluidité dans son environnement. Il se montre attentif aux messages subtils que lui communiquent mes cellules, et qui se traduisent par ce que je nomme mon instinct. Il explore le monde par l’intermédiaire de mes cinq sens.

Mon cerveau droit jouit d’une entière liberté. Il ne se laisse pas entraver par mon passé. Il ne craint pas l’avenir. Il savoure mon existence au quotidien. Il se félicite de sentir mon corps en bonne santé. Il ne se soucie pas seulement de moi mais de la vitalité de ceux qui m’entourent, de notre bien-être à tous au sein d’une même société, et de notre relation avec notre mère la terre.

Mon cerveau droit sait que chaque cellule de mon corps (à l’exception des globules rouges) contient le même programme génétique que la première qui s’est formée quand l’un des spermatozoïdes de mon père a fécondé un ovule de ma mère. Mon cerveau droit me perçoit comme la force vitale qui émane des cinquante milliers de milliards de cellules composant mon organisme. (Et, d’ailleurs, il s’en réjouit tellement qu’il en entonne régulièrement les louanges !). Il affirme que nous sommes tous liés les uns aux autres en tant que représentants de l’espèce humaine. Il va de l’avant à son propre rythme sans jamais se départir de son enthousiasme.

Mon cerveau droit (d’autant plus libre qu’il ne s’attache à aucune limite) m’affirme que j’appartiens à un tout qui me dépasse. Nous sommes tous frères et sœurs sur cette planète dans la mesure où nous œuvrons tous à la transformer en un monde où il fera meilleur vivre. Mon cerveau droit s’intéresse à ce qui rapproche les unes des autres les créatures vivantes. Je souhaite de tout cœur qu’à votre tour vous laissiez s’exprimer la conscience de votre hémisphère droit.

J’ai beau admirer l’ouverture d’esprit et l’enthousiasme dont témoigne mon cerveau droit en prenant la vie à bras-le-corps, mon hémisphère gauche ne me semble pas moins fascinant. Souvenez-vous que j’ai tout de même passé une dizaine d’années à tenter de le ressusciter ! C’est lui qui associe les informations que me transmettent mes sens aux fabuleuses potentialités  qui apparaissent à chaque instant à mon hémisphère droit pour en former une représentation de mon environnement qui me permet d’interagir avec lui.

Mon cerveau gauche me sert à communiquer avec le monde extérieur. Mon hémisphère droit pense par juxtaposition d’images tandis que mon hémisphère gauche réfléchit à l’aide d’un langage verbal. Il me parle sans cesse. Son babil me remémore en permanence à quoi ressemble ma vie en entretenant la conscience de mon identité.  Si je me considère comme une entité solide indépendante du flux cosmique de l’univers et du monde infini qui m’entoure, c’est parce que le centre du langage de mon hémisphère gauche n’arrête pas de me rappeler qui je suis.

Notre hémisphère gauche est l’un des outils de traitement de l’information les plus aboutis qu’il se puisse concevoir. Il peut à bon droit se targuer de sa capacité à décrire, analyser et cataloguer absolument tout. Mon cerveau gauche s’épanouit en se livrant à des supputations et des calculs incessants. Peu importe que de la salive coule au coin de ma bouche, mon cerveau gauche ne s’arrête jamais de formuler des théories ni d’emmagasiner des informations. C’est un perfectionniste qui excelle à tenir un intérieur ou à gérer une entreprise. « Chaque chose a sa place, et donc, chaque chose à sa place ! », telle est sa devise. Alors que notre cerveau droit s’attache aux valeurs humaines, le gauche se souciera plutôt d’économie ou de finances.

Mon hémisphère gauche n’hésite pas à se charger de plusieurs corvées à la fois et il prend d’ailleurs plaisir à multiplier les activités. Entrepreneur, dynamique, il se jauge à l’aune du nombre de lignes qu’il a gagné le droit de biffer sur ma liste quotidienne de choses à faire. Il excelle en mécanique parce qu’il tient compte, dans ses raisonnements, de l’écoulement du temps. Sa propension à cataloguer les particularités de tout et n’importe quoi fait de lui un excellent bâtisseur.

Mon cerveau gauche identifie tout de suite les répétitions ; ce qui lui permet de traiter d’énormes quantités d’informations à une vitesse remarquable, alors que mon hémisphère droit, lui, présente une fâcheuse tendance à lambiner. Il arrive à mon cerveau gauche de frôler la surchauffe. Mon cerveau droit, au contraire, se laisse souvent aller à la paresse.

La rapidité plus ou moins grande dans l’analyse de données puis dans la formation des pensées qui en résultent (sous forme de langage verbal ou traduites en mouvements) de chacun de nos deux hémisphères s’explique par le type d’informations qu’ils traitent. Notre hémisphère droit ne perçoit du spectre lumineux que les longueurs d’ondes les plus élevées ; ce qui lui donne une vision estompée, adoucie en quelque sorte, de notre environnement. Notre cerveau droit ne s’attache pas au contour. Il se concentre sur l’ensemble du décor pour en conclure que « tout est lié ». Notre hémisphère droit enregistre les fréquences sonores les plus basses, qui correspondent au « bruit de fond » de notre organisme. Voilà pourquoi notre cerveau droit semble conçu sur le plan biologique pour surveiller notre état de santé physique.

Notre cerveau gauche analyse au contraire la partie du spectre lumineux qui correspond aux longueurs d’ondes les plus courtes; ce qui l’aide à mieux percevoir la frontière entre une chose et une autre. Notre hémisphère gauche n’a aucun mal à identifier les lignes de démarcation entre éléments voisins. Les centres du langage de notre hémisphère gauche se focalisent sur les fréquences sonores les plus élevées, d’où leur aptitude à interpréter le langage verbal.

Notre hémisphère gauche possède entre autres caractéristiques celle d’élaborer des scénarios. La partie de notre cerveau gauche qui nous « raconte des histoires » nous permet de trouver un sens au monde qui nous entoure à partir d’un minimum d’informations combinées en une structure temporelle cohérente. Plus impressionnant encore,  notre hémisphère gauche excelle dans l’improvisation; il comble les lacunes entre les données dont nous disposons. Lorsqu’il échafaude un scénario plausible, notre hémisphère gauche n’oublie jamais de nous en proposer d’autres en solution de remplacement. Et s’il traite d’un sujet qui nous touche (en bien comme en mal), il épuisera à coup sûr l’éventail des possibles en envisageant tous les « si » et les « mais ».

Au cours de mon rétablissement, j’ai passé beaucoup de temps à observer les centres du langage de mon hémisphère gauche en train de formuler des hypothèses à partir d’un minimum de données. Au début, les lubies de la petite voix qui me racontait des histoires en mon for intérieur m’ont paru plutôt comiques… jusqu’à ce que je me rende compte que mon hémisphère gauche espérait me voir prendre ces sornettes au sérieux ! Tout le temps qu’à duré le retour progressif à la vie de mon hémisphère gauche, il m’a semblé crucial de me rappeler que celui-ci se débrouillait de son mieux compte tenu des données dont il disposait. Je ne dois cependant pas perdre de vue qu’un abîme sépare ce que je sais de ce que je crois savoir. L’expérience m’a appris à me méfier de la propension de la petite voix qui me raconte des histoires à tourner au drame ou à monter en épingle les incidents qui émaillent mon quotidien.

Non content d’échafauder des contes à dormir debout qu’il prenait ensuite pour argent comptant, mon cerveau gauche manifestait une fâcheuse tendance à la redondance, c’est-à-dire à ressasser sans arrêt les mêmes idées. Beaucoup d’entre nous voient leurs pensées s’enchaîner sans répit et se surprennent plus souvent qu’à leur tour à imaginer des scénarios catastrophes. Hélas, notre société n’apprend pas aux enfants à « cultiver le jardin de leur esprit ». En l’absence d’autodiscipline, nos pensées  succèdent les unes aux autres par automatisme. Comme personne ne nous enseigne à contrôler ce qui se passe à l’intérieur de notre crâne, nous demeurons vulnérables à ce que les autres pensent de nous ainsi qu’à la publicité et aux tentatives de manipulation de l’opinion par les politiques.

J’ai décidé de tirer une croix sur la partie de mon hémisphère gauche qui m’incitait à la mesquinerie, aux tracasseries incessantes et au dénigrement de moi-même et des autres. Entre nous, l’effet que produisait ce genre d’attitude sur mon organisme ne me plaisait pas du tout ! Mon cœur se serrait et ma tension artérielle grimpait en flèche au point que j’en attrapais mal au crâne. Mieux valait renoncer aux circuits neuronaux qui ravivaient en moi des souvenirs douloureux. La vie me paraît trop courte pour que je me soucie encore des souffrances qui appartiennent au passé.

J’ai découvert au cours du long processus de ma guérison que la part têtue, arrogante, persifleuse et envieuse de ma personnalité résidait dans le centre du « moi » de mon hémisphère gauche meurtri (qui m’incitait en outre à me montrer mauvaise perdante, rancunière, à mentir et même à nourrir des désirs de vengeance). Mon cerveau droit ne souhaitait en aucun cas que de tels traits de caractère se manifestent à nouveau. Au final, je suis parvenue (non sans mal) à ressusciter le centre du « moi » de mon hémisphère gauche sans que les anciens circuits neuronaux qui me déplaisaient retrouvent pour autant voix au chapitre. »

 

 

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